Réunion publique du Parti de l'égalité socialiste sur la grève étudiante

Le candidat du PES à la présidence américaine Jerry White prendra la parole à Montréal

20 juin 2012

Jerry White, le candidat du Parti de l'égalité socialiste (États-Unis) à la présidence américaine, prendra la parole à une réunion publique à Montréal ce jeudi 21 juin. (Pour tous les détails de la réunion, voir plus bas.)

Organisée par le PES (Canada) sous le titre « Le socialisme et la défense de l'éducation publique », la réunion discutera de la signification internationale de la grève étudiante québécoise et mettra de l'avant une stratégie, basée sur la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière, pour défier la loi 78 et assurer la défense de l'éducation en tant que droit social.

La décision par White de prendre la parole à la réunion du 21 juin et de participer en personne à la lutte qui prend place au Québec exprime la perspective socialiste et internationaliste pour laquelle lui et le PES se battent. L'assaut sur l'éducation, la santé, les services sociaux, les emplois et le niveau de vie est un phénomène mondial. Que ce soit en Europe, aux États-Unis ou au Canada, la grande entreprise et ses représentants politiques sont déterminés à placer tout le poids de la crise mondiale du capitalisme sur le dos des travailleurs et des jeunes.

Mais les associations étudiantes, les syndicats et les supposés partis « de gauche » ont traité la lutte contre la hausse des frais de scolarité imposée par le gouvernement libéral provincial comme une question isolée. Ils l'ont séparée d'une lutte plus large contre le programme d'austérité de la grande entreprise, et ont circonscrit le mouvement aux frontières du Québec.

« Lorsque le Parti de l'égalité socialiste a lancé notre campagne électorale il y a quatre mois, nous avons placé la lutte pour l'unité internationale de la classe ouvrière au centre de notre programme », a confié White au World Socialist Web Site. « Je suis heureux de me trouver ici au Canada et je veux exprimer ma solidarité avec les centaines de milliers d'étudiants québécois qui ont mené une lutte déterminée de quatre mois contre la hausse des frais de scolarité et pour défendre leur droit à l'éducation publique.

« Partout dans le monde, il devient de plus en plus évident que la défense de l'éducation en tant que droit social demande une lutte contre le capitalisme, un système social en faillite qui cause du chômage de masse et exige une austérité sans fin. Dans tous les pays, le refrain est le même : "Il n'y a pas d'argent". Et ce, alors que des centaines de milliards sont utilisées pour le sauvetage des banques internationales, que les sociétés transnationales font des profits record, et que des ressources vitales sont gaspillées pour financer l'armée et la guerre.

« Aux États-Unis, l'administration Obama a sabré des centaines de milliards dans l'éducation publique, les bourses aux étudiants et d'autres programmes vitaux. Des étudiants universitaires finissent leurs études avec des dettes impossibles et la moitié d'entre eux sont soit au chômage ou forcés d'accepter des emplois à bas salaire en dehors de leur champ d'étude. L'avenir sombre qui les attend a poussé la jeunesse à la lutte politique que ce soit en Égypte, en Grèce et en Espagne, ou aux États-Unis et au Canada.

« Mais l'année dernière a montré que la contestation et les appels aux puissances établies ne les ont pas amené à reculer. Au contraire, une répression accrue a été utilisée – comme dans le cas de la loi 78 du gouvernement libéral du Québec – et les gouvernements ont redoublé d'énergie pour forcer les travailleurs et les jeunes à payer pour la crise mondiale du capitalisme.

« La défense des droits sociaux les plus élémentaires – l'éducation, un emploi bien-payé et garanti, la santé, le logement, l'accès à la culture et un avenir sans guerre – exige une lutte pour le socialisme et une redistribution radicale des ressources pour garantir la priorité des besoins sociaux sur le profit privé. La seule force capable de casser l'emprise dictatoriale des banques et du grand capital sur la vie économique et politique, c'est la classe ouvrière, les larges couches de la population dont le travail produit les richesses de la société.

« Il faut pour cela bâtir une nouvelle direction et une nouvelle perspective au sein de la classe ouvrière. Au Canada, comme aux États-Unis, le Parti de l'égalité socialiste lutte pour bâtir cette direction. J'exhorte les étudiants et les travailleurs à venir participer à la réunion de ce jeudi à Montréal pour discuter du contexte international de la lutte étudiante et de la perspective et stratégie nécessaires pour faire avancer cette lutte. »

MONTRÉAL

Jeudi, 21 juin à 19 h 30

Centre St-Pierre, salle 203, 1212 rue Panet (près du métro Beaudry sur la ligne verte)