Réunion publique du Parti de l'égalité socialiste sur la grève étudiante

Le socialisme et la défense de l'éducation publique

9 juin 2012

Le Parti de l'égalité socialiste tient une réunion publique le jeudi 21 juin, dans sa lutte pour mobiliser la classe ouvrière en défense des étudiants en grève du Québec et pour faire de cette grève l'étincelle d'une offensive de la classe ouvrière à travers le Canada contre les suppressions d'emploi, les baisses de salaire et les coupes dans les dépenses sociales.

Un représentant du PES (Canada) expliquera pourquoi les demandes tout à fait légitimes des étudiants pour que l'éducation soit un droit social les ont menés dans un affrontement direct avec toute l'élite capitaliste canadienne, ses tribunaux et sa police.

Le candidat du PES à la présidence américaine, Jerry White, sera aussi l'un des conférenciers.

White a donné son appui total aux étudiants du Québec dans leur lutte contre la hausse de 82 pour cent des frais de scolarité universitaires des libéraux et a tenté d’attirer l’attention des travailleurs américains sur le sinistre précédent établi par la loi 78, une loi qui criminalise la grève étudiante et qui impose de sévères restrictions au droit de manifester.

La décision de White de participer à cette réunion et d'assister, en personne, à la lutte qui se déroule au Québec est l'expression de la perspective socialiste et internationaliste pour laquelle il se bat. L'attaque sur l'éducation, la santé, les services sociaux et les conditions de vie est un phénomène mondial. Que ce soit en Europe, aux États-Unis ou au Canada, la grande entreprise et ses représentants politiques sont déterminés à rejeter la totalité du fardeau de la crise capitaliste mondiale sur les épaules des travailleurs et de la jeunesse.

Cependant, les associations étudiantes au Québec, les syndicats, le NPD et d'autres partis supposément de gauche ont isolé le mouvement d'opposition à la hausse des frais de scolarité d'une lutte plus large contre le programme d'austérité de tous les gouvernements, provinciaux ou fédéraux, et ils ont confiné ce mouvement à l'intérieur des frontières du Québec.

Durant la dernière ronde de négociations, les associations étudiantes ont abandonné leur demande pour l’abrogation de la loi 78, ont accepté le cadre financier du gouvernement et la quasi-totalité de sa hausse des droits de scolarité. Les syndicats, quant à eux, empêchent les travailleurs de manifester leur appui aux étudiants et ont annoncé qu’ils allaient faire respecter la loi 78 et ordonner aux enseignants et aux autres travailleurs des universités et des cégeps d’aider le gouvernement à briser la grève étudiante.

Seule la mobilisation de la classe ouvrière, la seule force sociale capable de transformer fondamentalement l'ordre socioéconomique, peut empêcher la courageuse lutte des étudiants d'être étouffée.

Nous encourageons vivement tous les étudiants, enseignants et travailleurs qui veulent lutter pour une éducation gratuite et accessible à tous, défendre les droits démocratiques et s'opposer aux mesures d'austérité des libéraux et des conservateurs à assister à la réunion du 21 juin. Les discours seront suivis d'une période de questions et de discussion.

Montréal

Jeudi, 21 juin à 19 h 30

Centre St-Pierre, salle 203

1212 rue Panet

(près du métro Beaudry, sur la ligne verte)